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Oscars 2026 : ce qu'il faut retenir

Entre débauche de plumes, glamour minimaliste et chic hollywoodien, la dernière cérémonie des Oscars fut l'occasion de voir le gotha de l'industrie du cinéma sur son 31. Passage en revue de ce qu'il faut retenir de l'édition 2026 de cet événement hautement prisé par les maisons de couture et autres griffes de mode…
Emma Stone
La coiffure devrait toujours être pensée en fonction de la tenue. Ici, l'étroitesse du bustier et la ligne très resserrée de la jupe accentuent le volume des cheveux, si bien que la tête semble surdimensionnée par rapport au corps (Nicole Kidman en Chanel).
Une coupe minimaliste, une couleur dramatique, juste ce qu'il faut de peau dévoilée, des sandales parfaitement équilibrées ainsi qu'une mise en beauté naturelle : on tient peut-être ici l'une des formules les plus convaincantes du glamour en 2026 (Renate Reinsve en Louis Vuitton).
Il y a des robes que l'on aurait adoré aimer, à l'instar de celle arborée hier par Jessie Buckley. L'inspiration est magnifique, mais, pour une obscure raison, l'ensemble ne parvient pas à emporter pleinement l'enthousiasme. En cause : un désaccord subtil entre les tonalités de rose et de rouge, mais aussi un problème d'équilibre : la construction du haut pèse un peu trop lourd face à la légèreté du bas. Le diable est dans les détails, et sur un tapis rouge, ce sont eux qui font la différence... (Jessie Buckley en Chanel)
Trouver le juste milieu entre simplicité, sensualité et élégance n'est guère chose aisée. Il suffit en effet que la simplicité se révèle un peu trop neutre, que la sensualité manque de subtilité ou que l'élégance se fasse excessivement sage pour qu'une bonne idée aboutisse à un passage insipide, tout Saint Laurent soit-il (Zoe Saldaña en Saint Laurent).
Dramatiquement glamour, le fourreau Valentino d'Anne Hathaway l'était assurément. L'actrice était-elle sublime ? Évidemment. Mais cela tenait davantage à son charme naturel, à sa posture impeccable et à son sourire "Julia Robertsien" qu'à sa robe certes fidèle aux codes d'une certaine esthétique hollywoodienne, mais qui s'est révélée plus théâtrale que véritablement envoûtante (Anne Hathaway en Valentino).
Jouant régulièrement la carte de la princesse éthérée finement espiègle, Elle Fanning est restée fidèle à elle-même. Il faut dire que son teint de porcelaine et son sourire mutin sied particulièrement bien à ce style de tenue. À défaut d'être originale, la jeune femme était ravissante. Et sur un tapis rouge, c'est déjà beaucoup (Elle Fanning en Givenchy).
Renate Reinsve
Zendaya troqua ici un peu de sa flamboyance au profit d'une allure plus mûre. Malheureusement, si le brun taupe de sa robe s'inscrit parfaitement dans les tendances actuelles, il paraît moins évident dès qu'il s'invite sur une robe du soir (Zendaya en Louis Vuitton).
Les bustiers qui remontent haut sur la poitrine tout en s'en détachant légèrement sont à double tranchant : ils peuvent apporter à la silhouette une modernité mordante ou, au contraire, susciter un léger malaise visuel. Celui de Kirsten Dunst appartient malheureusement à la seconde catégorie… (Kirsten Dunst en Céline)
Quand un corps dégage déjà une sensualité manifeste, la sobriété est souvent le choix le plus juste. À vouloir trop souligner ce qui saute déjà aux yeux, on risque de perdre en harmonie comme en subtilité… (Teyana Taylor en Chanel)
Quand les sequins conjuguent minimalisme et effet liquide, que le dos nu se fait vertigineux tomber dans la vulgarité et que la ligne s'en tient à une épure très féminine, alors apparaît l'une des plus belles robes de la soirée : celle signée Louis Vuitton pour Emma Stone.
Le respect des proportions est la base d'un look réussi. Une évidence que certains stylistes semblent volontairement ignorer (Gracie Abrams en Chanel).
Que penser d'une robe qui, de face, frôle l'ennui, mais qui, de côté, se révèle aussi audacieuse que conceptuelle ? Peut-on vraiment aimer une tenue sous un seul angle ? Et si c'est le cas, n'est-ce pas le signe qu'elle n'est pas tout à fait aboutie ? À moins que la sobriété presque fade du devant ne soit précisément ce qui rend la vue de profil si saisissante… (Gwyneth Paltrow en Armani)
Sur les tapis rouges, les duos parent-enfant relégueraient presque au second plan les considérations stylistiques, tant le lien qui les unit se révèle touchant (voir ici et ).
Miser sur la nonchalance, oui. Sur l'illisibilité, non (Odessa A'zion en Valentino).
Helena Christensen
Pourquoi la personne qui choisit les toilettes de Lena Mahfouf semble-t-elle toujours vouloir flirter avec une sensualité si appuyée qu'elle finit par frôler la vulgarité ? (Lena Mahfouf en Georges Hobeika)
Une fois de plus, la coiffure affadit ici considérablement la tenue. Minimaliste, cette robe aurait gagné à être accompagnée d'une coiffure plus affirmée et d'un maquillage sobre mais relevé d'un trait de rouge à lèvres. Dommage… (Alana Haim en Louis Vuitton).
Timothée Chalamet et Anna Wintour devraient songer à aller jouer ensemble au tennis (ou au ping-pong), tant ils semblent partager les mêmes goûts : lunettes de soleil à 19 heures, look improbable et assurance légèrement hautaine. Ces deux-là sont faits pour s'entendre…
Le musée d'histoire naturelle de New York a signalé le vol d'un faisan empaillé. Le principal suspect aurait été aperçu sur le tapis rouge des Oscars 2026… (Demi Moore en Gucci)
Si elles s'avèrent plus réussies que sur Anne Hathaway, les broderies florales sur fond noir n'en manquent pas moins de fraîcheur (Rose Byrne en Dior).
Face à certains looks, une question s'impose : pourquoi ? (Chloé Zhao, Audrey Nuna, Renate Reinsve, Alysa Liu, Sarah Paulson, Emma Chamberlain, Devon Lee Carlson).
Faire un clin d'oeil à l'univers du ballet, pourquoi pas - surtout lorsque celle qui porte la tenue est une danseuse étoile. Mais le traiter de façon aussi littérale manque franchement de finesse... (Misty Copeland en David Koma)
Demi Moore
Le jaune est une teinte qui ne pardonne rien. Il réclame un tissu présent (voire texturé), une coupe irréprochable et, surtout, supporte assez mal la compagnie d'une autre couleur. Des principes parfaitement assimilés par Felicity Jones en Prada, un peu moins par Sara Sampaio.
Cette cérémonie des Oscars nous aura permis de découvrir un concept inattendu : le bavoir-piñata immaculé (Inga Ibsdotter Lilleaas en Loewe).
Le jour où les stylistes comprendront que l'aisance d'un corps dans une tenue compte pour 50% de sa réussite, ils arrêteront de proposer à leurs clientes des looks comme celui d'Heidi Klum.
Oui, le bleu cobalt est à la mode. Faut-il pour autant le porter façon courtisane du XIXe siècle ? La question mérite d'être posée… (Barbie Ferreira en Zac Posen)
La robe de Ginnifer Goodwin a beau ne pas être parfaite (le drapé de dentelle reste un exercice périlleux), sa coupe courte équilibre si bien le glamour de l'ensemble que le look de l'actrice finit par emporter l'adhésion (Ginnifer Goodwin en Monse).
Perfection… (Kaia Gerber en Givenchy).
La tendance "pois" s'invite sur le tapis rouge, et c'est une réussite (Helena Christensen).
Par Lise Huret, le 16 mars 2026
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1 commentaire
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AlizéeIl y a 1 heure
J'adore cette édition les gens se sont complètement lâchés j'ai l'impression !
Merci LIse pour ce récap
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